Olivier Morneau est le fondateur de Feu à volonté, un collaborateur chez Urbania, pigiste en médias sociaux et rédaction ainsi que d'être un diplômé en journalisme de l'UQÀM. L'homme qui n'a pas peur d'exprimer son opinion est également un détenteur de billets de saison avec l'Impact de Montréal et un amateur de hamburgers. Nous avons discuté à propos de la gestion de communauté, sa vision pour Feu à volonté, son amour pour Hochelaga, le futur du web ainsi que la vie de pigiste. La discussion a eu lieu au Breather "St-Nicolas" et à été photographiée par la talentueuse Emilie Langlais

Gestionnaire de Communauté

DT: On va parler un peu de la gestion de communauté. T'en a fait avec ton stage chez Urbania et avec Feu à volonté bien sûr. Tu fais tu d'autres trucs ou d'autres contrats?

OM: J'ai fait des contrats de "ghostwriting", des trucs que je ne peux pas parler puisque c'est justement du "ghostwriting" [rire]. J'ai également fait la gestion de communauté à l'École Urbania!

DT: Il y a un sentiment auprès de la population générale que n'importe qui peut faire ça. Qu'est ce que t'en penses de cet opinion?

OM: Je dirais oui et non. C'est pas vrai que n'importe qui peut le faire mais c'est pas vrai non plus que c'est une grosse science. Tu sais, quand tu lis des guides et des livres avec des titres comme "Double tes likes sur Facebook!" c'est pas sérieux. Je veux dire, personne sait c'est quoi la formule du edgerank de Facebook. Si une personne "random" s'occupe des médias sociaux de Coke, n'importe quoi qu'il va publier va avoir de l'engagement parce que c'est la page de Coke, il y aura toujours du monde sur cette page. Mais pour être bon, ça prend des habiletés et une expérience. Il faut que tu comprennes la psychologie de l'utilisateur pour être capable de bâtir une marque, de bâtir une communauté et d'avoir un taux d'engagement. C'est vraiment une question d'expérience et de pratique, c'est pas quelque chose qu'on a besoin d'enseigner au BAC parce que à la fin de la journée, on ne connaît pas la formule mathématique derrière tout ça.

DT: Il y a deux écoles et visions sur la stratégie de contenu. T'as des marques qui préfèrent publier plusieurs articles par jour avec un contenu de qualité moyenne. Tandis que de l'autre côté, t'as des marques qui préfèrent publier un ou deux articles par jour mais qui sont de très grande qualité. Quel est ton opinion sur ces stratégies?

OM: Tu ne peux pas poster plusieurs fois par jour. Pour l'avoir fait souvent avec Urbania, aussitôt que tu passes un certain cap dans ta journée, ton reach commence à tirer vers le bas. Selon les calculs qui ont été faits, un post Facebook vit environ soixante-dix minutes donc si tu publies trop souvent, les posts s'empilent un par dessus l'autre. Je crois qu'il y a quelque chose dans le edgerank, si tu publies trop, ça foirre tout.

DT: Qu'est ce que tu penses de la tendance de "click-baiting" créé par Upworthy?

OM: C'est con à dire, mais ça marche et le monde clique. Moi-même inclus [rire]. C'est sûr que les sites comme Upworthy ou Buzzfeed qui ont des titres comme "You won't guess what Justin Bieber did!" ou "22 cute dogs to brighten up your day"; le monde vont cliquer et aller voir mais ils resteront pas longtemps sur ton site. Ça prend un équilibre entre du contenu qui vont faire attirer les gens et du contenu qui vont garder les gens sur ton site. Un titre et une photo va faire cliquer le monde mais c'est ton contenu qui va faire en sorte que le monde vont le partager.

 

Feu à volonté et musique

DT: T'as un blogroll que tu visites quand tu te lèves? Je sais que ça peut un sujet sensible pour bien des personnes, on ne veut pas dévoiler nos sources!

OM: [rire] J'ai étudié en journalisme, je suis tout transparent!

OM: J'ai installé feedly sur mon iPad donc tout mes feeds RSS sont là. Le matin, je check NPR, Gizmodo, tout ce qui est musique...Pitchfork, Stereogum, Pigeons and Planes, Gorilla vs Bear. J'ai aussi un gros blogroll de blogues de musique québécois. Je regarde tout ce que mes concurrents font! Je consulte La Presse + aussi.

DT: T'as créé le blogue Feu à volonté, comment ça se passe?

OM: Ça marche, c'est cool.

DT: Vous êtes combien dessus?

OM: Environ une douzaine, ça augmente si on considère les contributeurs qui publient un article aux deux semaines ou mensuellement.

DT: Je sais pas pour toi, mais quand moi et Josni on a commencé Official Hype, c'était parce qu'on "postait" trop souvent sur Facebook. On se disait qu'on devrait partir un blogue tant qu'à publier autant de contenu. Puis on voulait créer une façon pour rentrer dans des shows gratuitement, c'était ça notre but [rire]. J'suis curieux de savoir, comment Feu à volonté à été créé? Quel est l'histoire derrière?

OM: J'ai créé ça parce que je faisais un bac en journalisme et je me suis dit: "Fuck, j'ai le goût d'écrire". Donc j'ai créé un blogue de musique. J'ai toujours aimé l'internet en générale et tout ce qui est web building. Je me suis dit que je vais combiner ces deux plaisirs.

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DT: Quelle est ta vision pour Feu à volonté?

OM: Devenir un site de référence un peu en marge, j'avais aussi partie Feu à volonté parce que je trouvais que les médias au Québec sont complaisant et qu'il n'y avait personne qui osait dire que Coeur de Pirate c'est Pierre Lapointe mais en fille. C'est la même chose! Même genre de voix, même genre de piano, c'est pas originale! Puis que Karkwa...c'est des bons musiciens mais maudit que ça se ressemble! Bande à Part se branlait sur Karkwa en donnant des 9.5/10! C'est ridicule.

DT: L'industrie fait juste se flatter dans le fond.

OM: Exact, j'sais pas si tu connais le band "Pas Chic Chic"?

DT: Non

OM: Bien c'est ça! Ils ont fait un des deux meilleurs disques québécois francophone dans les années 2000...avec Trompe l'oeil de Malajube à mon avis. Absolument personne connaît ça [Pas Chic Chic]...mais c'était tellement bon et excellent. Ils ont eu une nomination à l'ADISQ et ils se sont fait battre par Karkwa sans aucune surprise. C'était le premier album de Pas Chic Chic et c'était des membres de bands hardcore qui ont réussi à faire un album pop bonbon, super cinématographique. C'était "insane", ça l'a pas vendu donc ils ont arrêtés. Et là tu te dis pourquoi? J'avais découvert ça sur un blogue français et j'en avais pas vraiment entendu parler dans les médias québécois. Le Voir a donné une note de 3.5/5 alors que c'était quelque chose "out of the box" par rapport à ce qui se faisait.

DT: C'est quoi que t'écoutes en ce moment?

OM: Pas grand chose qui est sortie en 2014. Ace in the Youth était bon. J'ai commencé à écouter Beck. Il varie bien ses trucs, c'est ça qui est cool. Son nouveau album est assez atmosphérique, il y a un peu de cornes et beaucoup d'espaces. C'est quand même bon.

DT: Quand t'écoutes une nouvelle track, comment tu procèdes? Dans mon cas, quand un artiste m'envoie une chanson ou lorsque je navigue sur des blogues, j'écoute les cinq à dix premières secondes. Si j'aime pas vraiment ce que j'entends, je saute directement au milieu de la chanson et si j'aime pas le milieu, j'arrête d'écouter tout simplement. Tu procèdes tu de la même manière ou bien tu prends le temps d'écouter la chanson au complet?

OM: Ça dépend c'est quoi. J'ai écouté la nouvelle chanson de U2 et je leur ai donné une chance. Après une minute et demi, j'étais plus capable par contre!

DT: Ce qui est difficile avec la musique aujourd'hui, c'est qu'il y en a tellement. Après un certain moment, quand on recevait beaucoup de musique sur Official Hype, j'étais plus capable de constamment écouter que des nouvelles tracks, à moins qu'elles étaient vraiment bonnes. Il y en avait juste trop.

OM: C'est vrai qu'il a beaucoup, même énormément de musique aujourd'hui. Tu dois garder un équilibre entre écouter de la nouvelle musique et réécouter tes classiques. Parce que sinon, tu seras juste plus capable comme tu dis.

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Hochelaga et Montréal 

DT: T'es quand même un passionné de Hochelaga, t'as même fait un article sur HoMa dans Urbania. J'ai grandi à environ cinq minutes du Stade Olympique dans le Nouveau-Rosemont. Alors, je me demande pourquoi? Mes souvenirs de HoMa sont pas si fou [rire].

OM: Bien, le Plateau est tellement rendu un quartier qui est "fake". C'est quand même cher et pourtant ce n'est pas si incroyable. J'ai jamais compris qu'est ce qu'il y avait au Plateau qui était si fou là-bas [rire]. Il y a des bons restos mais ce n'est pas l'apogée non plus. Je trouve que "Hochelag" est resté "groundé". Il y a quand même des bons restos et des bars cool. Il y a de la gentrification qui se fait mais il a une résistance à ça, donc ça ne pourra pas prendre autant d'effet que ça pris au Plateau. Je trouve que Hochelaga est plus vrai, tu sens que l'espace publique est plus sincère. Mon proprio était candidat aux élections municipales et il se donne pas un faux accent français pour le "hype" [rire].

DT: En ce moment, il y a une nouvelle tendance de "Montreal Bashing" où même les Montréalais critique leur propre ville. T'as des idées pour améliorer Montréal? Ou bien t'es satisfait avec la situation actuelle?

OM: Urbania a fait un spécial en Novembre nommé "Imaginer Montréal" mais je ne me rappelle plus trop des idées proposées de cette affaire là [rire]. C'est sûr qu'il faut continuer à mettre l'emphase sur tout ce qui est local, communautaire et le transport en commun, Au Plateau, quand le maire Ferrandez complique la vie des automobilistes, il le fait pour les habitants de son quartier. Il y a encore des rues comme St-Denis ou St-Joseph qui circulent dans les deux sens mais le monde chialent qu'il n'y pas de place pour se stationner. Mais à la base, le Plateau n'a pas été construit avec l'automobiliste en tête. C'est normal pour mettre des mesures qui favorisent les cyclistes et les piétons. Me semble qu'il y aura des moyens pour faire plus de jardins et d'espaces verts à Montréal et d'encourager une façon de penser la ville qui sera très différente.

DT: Je suis tellement d'accord avec toi. Ce qui me déprime le plus, c'est lorsqu'on voit dans d'autres villes du monde, l'instauration de projets pilotes qui ne coûtent pas forcément une fortune mais qui permet d'expérimenter des nouvelles affaires, techniques et façons de vivre la ville...avec succès en plus. Je pense notamment à Bogota en Colombie avec l'implantation des SRB et des autoroutes verts. Ou bien à New York, où qu'ils ont réussi à rendre les rues plus sécuritaires et accueillantes avec des projets pilotes. Pourquoi on ne peut pas tenter de faire la même chose ici? On devrait être une ville qui essaie constamment de s'améliorer, de progresser, d'innover. C'est pas un manque d'argent, c'est un manque de vision et de volonté.

OM: Ouais, c'est juste plate que ça soit la population qui vote et que ça soit Denis Coderre qui entre. Projet Montréal avait des bonnes idées. Je pense notamment au projet de la façade maritime. Le port de Montréal est tellement laid et les habitants ont pas accès au fleuve. À Hochelag par exemple, on n'y a pas accès, c'est le port avec des énormes containers. C'est industriel.

 

Vie de pigiste

DT:  Là t'as fini ton bac en journalisme?

OM: Ouais

DT:  Tu peux tu expliquer au monde la transition entre finir un bac et entrer sur le marché du travail en tant que pigiste. C'est quoi cette réalité? C'est tu difficile ou stressant?

OM: J'ai fait un stage, j'ai eu une job après le stage. Ma job allait finir par la suite et quand mon bac finissait je ne savais pas trop quoi faire. Puis ils m'ont proposer la job et je l'ai pris. Maintenant, j'ai passé de job à temps plein assuré...à contrats de pigiste, qui est une vie angoissante de ne pas savoir ce que tu peux acheter demain matin [rire]. C'était plus ça ma transition, mais je crois que ça prend une petite colonne parce que c'est pas tout le monde qui est capable d'être "game" de se dire : "Bon, je me lance dans le vide puis j'espère pogner de quoi".

DT: T'as des conseils au monde qui sont pigistes ou bien qui vont bientôt l'être en sortant de l'école?

OM: Je recommanderais de mettre de l'effort dans ce que tu fais parce que c'est ta carte de visite.  C'est ça qui va être ton brand en tant que tel. C'est ce que t'as fait qui va te permettre d'aller plus loin. Si tu ne te forces pas dans ce que tu fais, tu ne pourras pas te faire engager et personne va te prendre au sérieux. 

DT: T'es tu d'accord avec la mentalité que tu devrais prendre chaque offre et contrat qu'on te propose?

OM: Non...bien si t'as besoin d'argent...oui...en fait ça dépend de chaque personne.  Il y en a qui sont des workaholics et veulent en faire et en faire du travail. Mais c'est sûr qu'en tant que pigiste tu dois penser beaucoup plus à l'avenir parce que tu sais jamais si dans trois mois tu vas avoir un contrat. Faut que tu le prennes en compte. Mais accepter tout? Non, pas du tout. Si t'acceptes tout, tu seras plus capable de vivre à un moment donné.

 

Futur du web

DT: Qu'est ce que tu penses va être le futur du web? On est rendu dans un web qui adore le native advertising; où le publicitaire intègre sa publicité en créant du contenu originale pour la publication. C'est rendu la norme. Je pense notamment à Buzzfeed et Monocle.

OM: C'est bien difficile à dire, à un moment donné ça va devenir toxique...je veux dire la non différenciation entre le contenu et la pub. Je l'espère que ça va devenir toxique pour le lecteur. Au moment que les gens vont finir par comprendre ça et sentir le besoin de vouloir reprendre de l'air frais, avoir du contenu qui est plus journalistique et pas fondé sur l'entreprise qui paie pour avoir de la publicité caché. 

L'âge d'or du "sponsored content" va finir par mener à autre chose et ceci va être un web évolué qui va mélanger les multimédias. Avec le HTML5, tout ce qui est "scroll down" avec un vidéo qui part avec une infographie qui apparaît dans le truc...Le web au début c'était d'essayer de prendre le papier et de faire pareil sur le web. Maintenant on comprend que tout est mélangé, je pense que le bon contenu va faire surface là dedans mais faudra qu'il soit beau et qu'il s'adapte sur tout les plateformes. Puis qu'il soit quelque chose qui ne se retranscrit pas. Quelque chose qui part du web et ne peut pas être transféré sur papier. Parce qu'en ce moment, tout ce qui est un blog comme le mien, je peux le faire en magazine. Mais le futur du web ça va être quelque chose qui ne pourra jamais se mettre en magazine. Ça va être sa propre façon de faire.

DT: Son propre organisme.

OM: Ouais, c'est un bon terme ça.

DT: C'est vrai que c'est difficile de prédire le futur du web. Comme si on regarde les laptops, c'est pas mal fini. Je l'utilise surtout pour des gros travaux ou si je dois faire de le création de contenu originale comme sur photoshop...mais ceci est plus par habitude. Mais même là, on voit déjà des logiciels disparaître pour des applications web. Et pour moi, le "native advertising" va continuer à évoluer. Je ne crois pas qu'on va différencier le publicitaire et le contenu. Je crois que ça va devenir un énorme organisme (ce que ce l'est déjà) où que les publicitaires décident énormément sur les trucs qu'on consomme. Je pense notamment à Mountain Dew qui ont créé leur propre site et média nommé Green Label. Ceci va devenir la norme pour chaque marque dans le futur à mon avis.

OM: Moi ça me déprime un peu, je n'aime pas cette façon.

DT: Le web a donné le pouvoir aux utilisateurs et maintenant on commence à mettre des restrictions et des lois ici et là. Donc, ça va être finir par être plus contrôlé et gouverné et le web va devenir comme les médias traditionnels, où l'utilisateur n'as pas tant de pouvoir ou d'influence. Mais ce nouveau média va se transformer beaucoup plus souvent et rapidement avec l'innovation technologique. Il faudra continuer à developper le "deep web" et juste créer un nouveau web quasiment introuvable à la Silk Road...pas nécessairement pour faire des activités illégales mais juste pour innover la façon qu'on consomme les médias ou nos comportements en ligne.

OM: Il faudra juste une entreprise qui fonctionnerait et baserait sa stratégie d'affaires pas là-dessus. Parce qu'en ce moment, tout le monde regarde ce que Buzzfeed puis le monde adorent ça.

DT: Moi je ne suis plus capable de Buzzfeed.

EL (photographe): Moi non plus.

OM: Tout le monde regarde Buzzfeed parce que c'est ça qui marche et c'est comme tu dis...les publicitaires qui payent pour leur contenu. Urbania se dirige vers ça aussi. J'suis plus du côté journalistique et ça me crée un malaise de voir du contenu payé pour ça. Ça ne me dérange pas la façon que VICE le font  lorsqu'ils mettent une grosse publicité au début de la vidéo en disant "enjoy the shameless plug", je trouve ça drôle.

Il faut une entreprise qui a un modèle d'affaires différent qui pourra réussir à faire du web qui fonctionne et qui est rentable...moins que Buzzfeed évidemment...mais qui est quand même lucratif, avoir une crédibilité et être répandu puis que le monde réagira avec enthousiasme parce que c'est différent. Le web c'est rendu une histoire de moutons...quelqu'un fait de quoi intéressant, tout les moutons tendent vers ça...

DT: C'est ça qui est frustrant avec la musique justement, il y a un nouveau style et tout le monde qui était un producer dubstep devient un producer trap et par la suite deviennent des producers funky/soul electro ou peut importe. Ça tue la musique plus rapidement qu'avant. C'est la même histoire avec le web où que le monde font juste copier d'autres sites comme tu dis. C'est ça qui m'énerve un peu de l'internet...dans le sens que la culture s'uniformise. Peu importe dans quelle ville tu vas, le monde vont s'habiller plus ou moins de la même façon. Tu recherches les quartiers hipster de "X ville" et tu va retrouver tes repères. Les business, la musique, l'art et même la nouvelle architecture va se ressembler mais avec des différences mineures. C'est ça qui est poche avec l'internet d'aujourd'hui, on a moins de temps pour créer et cultivé une scène ou culture de manière plus organique. 

J'ai un peu un "love/hate relationship" avec l'internet. C'est bon d'un côté parce que ça nous permet de nous éduquer, d'acquérir des nouvelles connaissances, simplifier des tâches, partager des idées et progresser le monde mais de l'autre côté ça uniformise beaucoup de gens, de cultures et c'est de plus en plus difficile de se différencier. Donc j'ai bien hâte de voir le web dix ans.

OM: Ça risque de changer très vite [rire].

oliviermorneau.com

DT: Ton site oliviermorneau.com est bientôt disponible?

OM: C'est déjà disponible!

DT: Ok, ce que t'as posté c'est vraiment ça!

OM: Ouais c'est vraiment ça! That's the point! [rire]

OM: Quand j'avais commencé j'avais juste Olivier Morneau; gestionnaire de communauté, rédacteur, humain pas pire. C'était juste ça en balise p.

DT: C'est le premier site que tu développes ou c'est juste pour le LOL?

OM: C'est vraiment juste pour le LOL. J'suis pas un développeur web mais je me débrouille. C'était juste un gros LOL. Le premier soir, je l'ai partagé sur Facebook comme en joke et le monde ont aimé ça...ça "likait" et ça cliquait. J'ai continué à faire des mises à jour en joke. J'ai malheureusement mis google analytics le lendemain...qui avait environ 700 vues sur mon site et c'était pas la soirée viral. Si je l'aurais mis la veille j'aurais eu autour de 2000 vues. J'ai 100 quelques shares sur Facebook en ce moment.

DT: C'était tellementt drôle!

OM: C'est niaiseux mais c'est une preuve que je suis capable de créer du contenu viral. C'était trop évident que c'était absurde.

DT: Ouais, c'est vraiment l'exemple parfait!

DT: Dernière question, tu te décrirais comment pour un contrat potentiel [rire].

OM: Je fais des médias sociaux, de la rédaction, je peux faire de la recherche aussi! J'suis bon là dedans! J'suis quelqu'un qui pense à l'extérieur de la boîte puis qu'il a toujours en tête qu'il faut atteindre un objectif! Je vais aller au bout pour atteindre ces objectifs puis je crois que je suis quelqu'un qui est le fun!

DT: Bon bien thanks man! Je crois que c'était une très bonne discussion.

OM: C'était une très bonne discussion et ce fut un plaisir!

 

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